Lucie Aubrac
Collège
Eyguières
 

Intervention - Journée Citoyennté - Amnesty Internationnal

jeudi 6 avril 2017, par MMe Darthenay


Lors de la journée Citoyenneté du 31 mars 2017, les classes de 3°1 et de 3°5 ont assisté à une intervention d’Amnesty international sur les Femmes et enfants esclaves, femmes et enfants exploités. Les intervenants étaient M. Blanc, Mme Dumas et la comédienne Mélanie De Fondaumière.


Amnesty international est une ONGI (Une organisation non gouvernementale internationale) qui défend les droits de l’Homme et le respect de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen(1948) . Cette organisation milite pour les droits d’expression, l’abolition de la peine de mort et de la torture, mais aussi pour le respect de l’ensemble des droits civils, politiques et culturels. Elle a été créée en 1961 par Peter Benenson et siège à Londres. C’est une organisation indépendante qui ne reçoit aucune aide financière du gouvernement. Cependant, Amnesty International reçoit des subventions venant du Département Du Développement international britannique, de la Commission Européenne, du Département d’Etats des Etats-Unis et d’autres gouvernements. Ils reçoivent des centaines de milliers de dons de ses membres, du publics et organisations diverses. Amnesty International est présente dans 200 pays de l’ONU et ainsi compte plus de 7millions d’adhérents.


Par la suite nous avons assisté à un extrait de la pièce de théâtre présentée par Mme De Fondaumière qui met en scène différents témoignages de femmes. Elle nous a interprété l’histoire de Marta, une jeune fille de 15 ans vivant à Bukavu au Congo. « Elle nous annonce qu’un après-midi avec ses meilleures amies, elle s’est fait enlever par des gardes. Elle deviendra l’esclave d’un des gardes durant environ 2 ans et subira des violences sexuelles .Elle tombera enceinte de son bourreau. La jeune fille parviendra à s’enfuir avec son enfant. Par la suite, Marta apprendra que son ravisseur a trouvé la mort : le plus beau jour de sa vie ». Cet extrait est tiré de faits réels.


Enfin pour terminer cette journée Citoyenneté nous avons regardé un documentaire tourné en Côte d’Ivoire sur des enfants exploités travaillant dans des plantations de cacao (au nombre de 260 000). Les enfants sont obligés d’aider leurs parents car ils n’ont pas assez d’argent pour vivre. Ils se blessent avec leurs machettes, en nettoyant les champs, en portant les fèves ou en s’exposant aux produits chimiques sans protection. Nous avons aussi entendu parler d’enfants esclaves travaillant dans les plantations de cacao, souvent frappés, enlevés illégalement par des trafiquants. C’est en partie à cause de nous, consommateurs de chocolat mais surtout des multinationales (Nestlé, Tobler etc) si les enfants sont obligés de travailler dans les champs pour aider leurs parents à vivre, car ils veulent payer la matière première le moins cher possible, et ne veulent pas savoir dans quelles conditions elle est récoltée.


Pour conclure, malgré cette rédaction de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, certains pays ne respectent pas le texte alors que celle-ci est universelle et destinée à tous les êtres humains sans exception. Nos modes de vie et notre surconsommation, ont un impact sur la vie des populations du Sud où est présente la quasi-totalité des ressources naturelles. Dans certains cas des entreprises multinationales peuvent tirer bénéfice de la faiblesse institutionnelle des pays dans lesquels elles s’installent. Celles-ci devraient prendre en compte toutes les mesures préventives nécessaires, et c’est souvent prévu dans les législations nationales et internationales. Elles ne prennent pas en compte les besoins de la population locale et n’anticipent pas sur l’impact des activités sur la vie de ces populations. Malheureusement il n’y a aucun contrôle du résultat des études d’impact.


Cette journée, avec cette représentation théâtrale, nous a marqués émotionnellement. Nous étions pour la plupart touchés de savoir que dans certains pays du monde des atrocités existent vraiment, nous, qui sommes surprotégés par notre société. Or les intervenants ne nous ont pas assez guidés pour savoir comment nous pouvions à notre niveau, aider ces populations démunies.



 Article rédigé par Jade, élève de 3è1
 

 
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